IA : ce que Slack prépare pour prendre le marché des solutions collaboratives

« Je te partage le fichier modifié ; on se fait une conf call ; as-tu vu le brief sur le réseau interne ? ». Devenues presque anodines dans la vie du freelance ou du salarié, les tâches collaboratives dans l’entreprise sont aussi de véritables martingales pour les GAFA, et pour cause. D’ici 2021, le marché B2B des solutions collaboratives se chiffrera à près de 50 milliards de dollars, soit près du double de sa valeur en 2016 (26,6 milliards), selon une étude Marketsandmarkets.

Du coup, les Google Hangout, MS Team (Microsoft), Workplace (Facebook), Atlassian (qui a racheté Trello) et Slack, dernier poids lourd valorisé 5,1 milliards de dollars, rivalisent en matière de solutions dernier cri. Dans une interview donnée fin septembre à la MIT Technology Review, Steward Butterfield, le CEO et cofondateur de Slack, livre ainsi quelques détails sur les travaux menés en matière d’intelligence artificielle par la société californienne. Alors qu’elle vient de lever 250 millions de dollars auprès du japonais SoftBank (sur un total de 789 millions de dollars en dix tours, rappelle Crunchbase), l’objectif est de prendre un train d’avance sur les concurrents en proposant la meilleure expérience utilisateur.

Concrètement, il s’agit pour la société, fondée en 2009, de donner naissance à un assistant virtuel pour chaque travailleur. Un « chief of staff qui lit chaque message reçu et synthétise toutes ces informations selon vos préférences et qui vous assistera dans la gestion de vos priorités », explique le CEO en s’appuyant sur les recherches de “Search, Learning and Intelligence”, son lab d’IA créé l’an passé et qui a collaboré avec le robot Watson d’IBM et Microsoft Research (qui développent leur propre solution collaborative).

Plus surprenant dans cette interview, Stewart Butterfield semble ni plus ni moins affirmer que Slack est déjà en mesure de livrer des analyses comportementales du travailleur, d’après son utilisation de l’application sur le Web et sur mobile. Relation avec les collaborateurs, manière d’interagir avec un homme ou une femme, temps préféré pour répondre (matin ou soir), besoin de pauses… Slack veut être en mesure de tout savoir et de tout anticiper grâce au machine learning, et ce dans un avenir très proche.

 

La rédaction HOW

par L'ADN

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